le depart
approche
L'écosystème du circuit se révèle danstoute sa complexité industrielle. Le Mans, c'est une ville éphémèrequi pousse en 48h et disparaît le dimanche soir comme Burning Man, c'est la même... Un festival de rock à l'octane 110.
scene 01
Les pneus Tender, Medium, Hard qui s'empilent comme des totems industriels, pyramides de caoutchouc qui sentent le chimique et la vitesse à 500 mètres. Chaque pneu, c'est un hymne à l'obsolescence programmée : 300 km à 250 km/h avant de finir en fumée noire et en particules de gomme.

scene 02
Dans chaque semi-remorque : voitures de course, pièces de rechange, outillage spécialisé, ordinateurs de télémétrie. Les transporteurs Mercedes-Benz Actros qui déchargent leurs trésors mécaniques, grues hydrauliques qui soulèvent délicatement des millions d'euros de carbone et d'aluminium. Ces camions-là viennent de toute l'Europe. Pèlerinage inverse, les cathédrales qui viennent vers leurs fidèles.

Moi, je traîne mes guêtres là où personne ne va jamais : derrière les camions-poubelles, à côté des groupes électrogènes, en dessous des passerelles métalliques. Dans les angles morts de l'histoire officielle, là où personne ne pense à regarder mais où tout se joue.




























