Dans le rétro, Paris disparaît dans la brume. Mon matos dans le coffre : deux boitiers Canon, quatre objectifs, flash cobra, réflecteur doré que je n'utiliserai jamais.
Et mon accréditation plastifiée, dorée, avec ma tête pas rasée et mes yeux de mec qui s'est couché à 3h du mat'.
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Premier contactavecl'organisation
"Problème d'assurance, monsieur. Votre accréditation ne couvre pas l'accès piste. Désolé."
3h de route pour me retrouver avec les touristes derrière les barrières.
Les photographes "officiels" sont déjà dans les stands.
Je suis dans le plan merde

PremiereCette Ferrari rouge #9 qui passe à 200 km/h devant les gradins.
photo
Cette Ferrari rouge #9 qui passe à 200 km/h devant les gradins.
Classique, prévisible. Mais dans le viseur, je vois autre chose. Ce spectateur avec son casque vintage des années 70, cette concentration absolue sur son visage buriné.
Il a l'air plus vrai que tous les pilotes réunis. Plus de passion dans ses yeux que tous les communiqués de presse.


Je décide que si je ne peux pas photographier la course, je vais au moins photographier l'envers du décor, les coulisses et l'humain derrière toutes ces machines.
Premiere lecon de la journee
parfois c'est quand on nous interdit l'accès qu'on trouve les bonnes histoires.
Et parfois, c'est quand tout foire qu'on fait ses plus belles photos.


























