
Le circuit se vide, mais moi je reste encore un peu. C'est maintenant que commence l'aftershow : celui du démontage et du nettoyage du site.
Dans les garages
abandonnes
Les derniers secrets se révèlent. Cette combinaison froissée jetée sur un établi, encore imprégnée de l'odeur de sueur et d'adrénaline du pilote. Ces outils éparpillés, témoins silencieux de réparations nocturnes, de bricolages de dernière minute, de miracles mécaniques à 3h du matin.

L'autobus "Le Mans Classic" attend ses derniers passagers, moteur au ralenti, chauffeur qui consulte sa montre. Dans 2 heures, il ne restera plus que les employés municipaux et les agents de nettoyage pour effacer les traces de ce voyage éphémère dans le temps automobile.
Sur les murs, les affiches de sponsors commencent déjà à se décoller sous la rosée matinale. "Le Mans Motors Club" : ce logo qui brillait hier sous les projecteurs prend maintenant des allures de tag oublié, de graffiti temporaire sur les murs de l'éternité sarthoise.

Dans un garage, des mécaniciens finissent de démonter le moteur d'une Porsche 917. Gestes précis, méticuleux, respectueux. Chaque pièce retrouve sa place dans la mousse de transport, chaque boulon est compté, vérifié, répertorié. Cette voiture qui hurlait hier sur la piste voit son coeur redevenu un puzzle de métal et de carbone, prêt pour le prochain théâtre.




























